08 juin 2006
Petit inventaire gastronomique belge
Après presque 1 année passée outre-quiévrain, il était grand
temps de faire un petit inventaire de toutes les spécialités que j'ai
pu découvrir en Belgique.
Et de crier bien fort, on mange bien en Belgique, pas trop fort quand même car on est déjà beaucoup à avoir fait ce choix. Et pas que pour des raisons fiscales. A tel point que certains étudieraient la possibilité d'un rattachement de la France à la Belgique.
A comme Américain
Ceci n'est pas un tartare.
A comme Asperges
De Malines évidemment.
B comme Ballekes
Petites boulettes souvent à la sauce tomate qu'on mange avec des frites.

B comme Bicky burger
Le mac donald belge vendu dans tout bon fritkot qui se respecte. A donné son nom à la légendaire sauce Bicky.
Source photo
C comme Chicons
Endives
belges à moins que les endives soient des chicons belges, ce que
tendrait à prouver le fait qu'elles ont été inventées en 1831 (année de
création de la Belgique) à Saint Josse (quartier de Bruxelles).
A tester absolument, les chicons au gratin (qui n'ont pas du tout le même goût que les endives au jambon).
C comme Carbonnade à la flamande
C comme Caricoles
Petits escargots de mer vendus dans la rue par des marchands ambulants (en fait des bigorneaux).
Le bouillon dans lesquels ils sont cuisinés fleure bon le céleri et les aromates.
C comme Croquettes de crevettes grises
Attention
français qui lit ces lignes, les croquettes ne sont pas des aliments
pour chat, mais des petits beignets à base de crevettes grises et puis
de béchamelle, citron. Chacun a sa recette authentique comme pour le
gratin dauphinois ou la salade niçoise. En tout cas on ne plaisante pas
avec les croquettes de crevettes.
F comme Fritkot
(baraque à frites). Vous trouverez à cette adresse les meilleurs friteries de Belgique.
A Bruxelles paraît-il: La Maison Antoine place Jourdan, la friterie de la place de la Chapelle, celle de la place Flagey et celle à côté de la Bourse.
Source photo
F comme Frites
Cuites dans le blanc de boeuf et servies en cornet.
F comme Fricandelles
Qu'on connaît aussi chez les chtis (cf Dany Boon: " ch ' est bon mais on n ' sait nin c ' qui y ' a din " - c ' est bon mais on ne sait pas ce qu ' il ya dedans).
G comme Gaufres à la liégoise
C'est l'odeur qu'on sent un peu partout dans les rues quand on se promène en Belgique.
L comme Lapin à la bière
M comme Matjes
Jeunes
harengs qui n'ont pas atteint leur maturité sexuelle. Ben non, les
pauvres. Et donc très riches en acides aminées, vitamines et sels
mineraux. On les trouve au mois de mai.
A déguster comme sur l'image. Sinon, en salade de pommes de terre, pour ceux que le côté visqueux écoeure.
Source image

M comme Moules frites
Avec des
moules de Zeelande, les jumbo, beaucoup plus charnues que les moules de
Bouchot et bien plus adaptées à la recette des moules frites. Ce qui
explique aussi leur prix. (Les français sont souvent étonnés de payer
15-20 euros pour une moule frite).
M comme Mitraillettes
Un véritable étouffe chrétien. Le concept en 2 mots: sandwich aux frites.
P comme Pralines
Source
P comme Poulet compote
(de pommes). Le plat préféré des enfants.
P comme Pistolet
Petit sandwich. Décidément le lexique du sandwich est assez guerrier (cf la mitraillette).
P comme Poulycroc
J'ai pas encore très bien compris le concept mais j'aime bien le nom.
P comme Pain de viande
P comme Panade (ou pap)
La bouillie des enfants
R comme Remoudou de Herve
Un fromage qu'on sent venir de loin, très loin.
S comme Stoemp
Potée
à base de chicons / pommes de terre / choux / carottes écrasées servie
traditionnellement avec des saucisses (voir la recette). Le fameux "stoemp saucisse" au
nom si musical et qu'on aime à scander.
S comme Speculoos
Servis avec le café, mais qu'on peut tout aussi bien déguster avec une mousse au chocolat comme dans cette recette de Crumble de speculoos au chocolat.
A propos de café, en Belgique il faut préciser expresso quand on veut un café, sinon on sert un grand café.
T comme Tomates aux crevettes grises
Des
tomates crues évidées et remplies de délicieuses petites crevettes
grises d'Ostende ou d'ailleurs sur la Côte (voir la recette). On peut aussi les manger en
plat principal avec des frites, mais je suis moins fan.
C'est une spécialité qui doit absolument traverser les frontières au même titre que les moules frites.
W comme Waterzoï (morne plat)
Pour paraphraser Obelix paraphrasant Hugo dans "Asterix chez les Belges".
(Mon album préféré d'Asterix, ceci explique sûrement pourquoi j'en suis là aujourd'hui).
Album qui quand même a vu l'invention :
des frites
"Je
ne sais pas. Je voulais demander au romain ce qu'il voulait frire
dedans, mais il est tombé dans les pommes. ... Les pommes... les
pommes...des pommes frites... Il faudra que j'en parle à Nicotineke."
et des moules-frites
"– des moules... Je me demande si ça n'irait pas bien avec des pommes frites"
dixit Nicotineke alias Annie Cordy.

01 avril 2006
Questionnaire des 4
Patricia de ma cuisine rouge m'a transmis ce questionnaire, mais je m'en suis rendu compte avec un mois et demi de retard, belle réactivité!
Bon tant pis, c'est mon premier questionnaire, alors je saute sur l'occasion.
4 jobs que j'ai eu dans ma vie
vendangeuse : en Champagne, sur la côte des blancs de blancs, ça grimpe et ça fait mal au dos
serveuse : dans une crêperie, dans un couvent de jeunes séminaristes, dans un restaurant très chic londonien
assistante d’édition : au Quid, chez Gallimard jeunesse
libraire : dans une librairie française à Londres, d’où mon incapacité à aligner + de 3 mots en anglais, c’était bien la peine
4 films ou séries que je pourrais regarder encore et encore
sex and the city
manhatan de Woody Allen
embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc
liberté oleron des frères Podalydes

4 endroits où j'ai vécu

4 émissions que j'aime regarder
Groland
L’ascenceur immobilier, une
émission de la BBC à laquelle je suis devenue accro où des novices
s’essaient à devenir promoteurs immobiliers, c’est très drôle
N’importe quelle émission de Cuisine tv, même les québecoises
94 fbg St Honoré, c’est mondain, c’est parisien, mais c’est plus fort que moi, surtout
quand Arielle Dombasle et Karl Lagerfeld sont invités, là ça frise le
sublime et j’ai l’impression d’être invitée dans le salon des Verdurin
4 endroits où j'ai été en vacances
Rome
Le Québec
Marrackech
L’île de Bréat
4 aliments ou plats préférés :
les linguine aux vonghole et les pâtes sous toutes leur formes
le parmesan
les pommes de terre
le poulet (surtout la peau grillée), il paraît qu’un jour je me transformerai en poulet comme dans le film Freaks
4 endroits où je préfèrerais être, là maintenant tout de suite
dans mon futur appartement si le crédit passe…
sur le Pont des arts à Paris
à New York en train de boire un Manhattan
à Rome chambre quattrocento quaranta
4 blogueurs à qui j'envoie ce questionnaire - et qui répondront s'ils le veulent bien (et s'ils ne l'ont pas encore reçu)
Papilles et pupilles
Julie Cookbookaddict
Eggs and Mouillette
Olivia
05 février 2006
what's that ?
20 janvier 2006
De la construction de mes addictions

Je m’aperçois que mes goûts d’adulte se sont construits dans la petite enfance.
Si j’essaie de replonger dans mes premiers souvenirs, je retrouve tous les ingrédients de mes addictions culinaires actuelles.
Voici quelques unes de mes marraines en cuisine et ce qu'elles m'ont apporté :
Vers 3 ans, chez ma première nourrice vosgienne, les pommes de terre sautées aux lardons. Je me rappelle encore de l’odeur.
Deuxième nourrice, sicilienne cette fois-ci, j’avais entre 4 et 8 ans. Je crois que c’est là que tout s’est construit.
Les enfants passaient toute la journée dans la cuisine, où Mme Orlando (c’était son nom) agitait ses marmites toute la journée.
Ça sentait bon !
Toute l’alchimie de la cuisine italienne : les tomates, l’huile d’olive, le basilic, les pasta, pizza, risotto….
J’ai un souvenir précis de cette époque : le parmesan.
Le mari de ma nourrice portait des sandales et avait de gros orteils poilus.
Je
ne sais pas pourquoi j’étais convaincue que c’était lui qui fabriquait
le parmesan qu’on servait tous les midi, avec une lime en râpant entre
ces orteils.
C’est vous dire l’odeur que dégageait ce parmesan.
Depuis, j'ai essayé de limer l'espace entre mes orteils, mais je n'ai jamais réussi à faire de parmesan.
Troisième nourrice (vous allez dire, je les ai épuisées) 
Françoise…
La
plus tendre, la plus douce et la plus maternelle des femmes que j’ai pu
rencontrer. Cette femme était d’une générosité incroyable et aux petits
soins pour les enfants qu’elle gardait, en fait nous n’étions que deux
privilegiés (mon frère et moi).
Dans les petits plats mitonnés par Françoise, des choses très simples, mais que nous adorions.
Pour
donner un exemple de la gentillesse de Françoise, elle savait que
j’adorais les crevettes grises que je dévorais avec des tartines de
pain de seigle au beurre salé.
Et bien Françoise était capable de
passer la matinée à me dépiauter des centaines de crevettes pour que je
les dévore sans pitié en 2 mn en rentrant de l’école.
Sinon, la salade de
carotte râpées dans laquelle elle ajoutait quelques cuillères de sucre,
seule façon de m’en faire manger. Et puis aussi les escalopes de veau
à la crème toutes fines, toutes fines avec leurs igloos de riz.
Autres femmes, autres sources d’inspiration : mes grand-mères
Lucie : renommée pour ses talents de
cuisinière paraît-il.
A Noël, je me suis plongée dans toutes les
recettes qu’elle a pu collecter tout au long de sa vie.
Des tas de
petits bouts de papier, de cahiers commencés, d’articles découpés, des
dos d’enveloppe, des recettes échangées avec d’autres écritures que la
sienne. Je pense qu’un jour j’essaierai d’en faire quelque chose.
Dans les spécialités de ma grand-mère, les caroline au jambon, dont j’ai déjà parlé, les quenelles, la tarte au fromage, le pâté de tête, le pâté en croûte.
C’était une cuisine très traditionnelle, un peu lyonnaise j’ai l’impression.
Ma
grand-mère était aussi une jardinière et faisait tous ses légumes,
source de merveilleux souvenirs d’enfance dans ses jardins : cueillir
les petits pois,
les haricots, déterrer les carottes et les pommes de tere…
Elle
élevait aussi ses lapins (ce qui m’a valu un souvenir traumatisant de
manteau en lapin angora que j’ai du porter quand même une fois à une
messe de Noël).
Et puis elle faisait son eau de vie (je crois
même qu’elle avait une autorisation de bouilleur de cru).
Mais là à
part faire un petit canard dans son café, mes souvenirs s’arrêtent là.
Irène : ma grand-mère maternelle cuisine aussi très bien.
Mon grand-père a lui aussi un jardin et jusqu’à il n’y a pas très longtemps, il avait des lapins et des poules.
Irène fait une cuisine très traditionnelle, de la campagne.
J’aimais
particulièrement ses soupes (les meilleures que je n'ai jamais mangées),
avec énormément de légumes dedans, et puis aussi sa blanquette de veau
(inégalée elle aussi), son lapin sauté (pareil je ne sais pas cuisiner
le lapin comme ça : tendre, plein de goûts) et les fabuleuses cuisses
de grenouilles sautées (que mon grand-père allait chercher).
Elle cuisine aussi très bien les crudités : salades de choux, salade de carottes, de pommes de terre…
C’est également une très bonne pâtissière, et moi qui n’ai pourtant pas la bouche
très sucrée, j’adorais son biscuit de savoie et ses îles flottantes.
Je me rends compte que ce qu’on aimait, mon frère et moi quand on mangeait chez mes grand-mères, c’est qu’on savait ce qu’on allait manger (les plats qu’on préfèrait) et qu’ils auraient toujours le même goût, inimitable.
Contrairement à moi qui ne fait jamais deux fois le même plat et si ça par hasard, je me risque à refaire une recette, elle n’aura jamais le même goût que la fois précédente.
Et puis évidemment, ma mère…
Mais c’est plus difficile de définir ce que la cuisine de ma mère m’a apporté, car elle était quotidienne.
Et
ma mère a le même défaut que moi, en fonction des moments, elle ne fait
pas les mêmes recettes. Elle est par exemple la spécialiste des
recettes testées pour la première fois quand elle reçoit du monde.
Il
y a quand meme deux, trois constantes : le roti de porc aux pommes et
au cidre, le poulet au gruyère (qu’elle ne fait plus, parce que c’était
horriblement calorique, mais monstrueusement bon), les chaussons au
poulet, les pommes de terre farcies au mascarpone.
Mon frère et moi, on s’est très vite mis à jouer dans la cuisine à notre tour.
Sébastien en faisant de la musique dans la cuisine avec les casseroles.
Puis en expérimentant vers 3 ans une recette bizarre :
dans
des petits ramequins, mettre des morceaux de jambon, du sucre, du lait,
des croutons de pain, un œuf et des morceaux de gruyère. Faire gratiner
le tout au four. Déguster sans tarder. (Non, vraiment pas , vous êtes
sûrs).
Ensuite quand on était plus grand, on avait une drôle de
manie, dès que mes parents s’absentaient en nous laissant seuls à la
maison, on filait à la cuisine pour se faire des trucs bizarres à
manger : par exemple de notre laboratoire culinaire est sorti :
Les
vermicelles de pâtes (pour mettre dans des soupes normalement), qui ont
la particularité de cuire très vite et qu’on avait le temps de manger
avant que mes parents rentrent, mélangés avec du basilic (pas frais) et
du gruyère. On adorait !
Ou bien les pâtes avec tout ce qui te tombe
sous la main comme fromage (mais là on se faisait tout de suite gauler,
rien qu’à l’odeur).
04 janvier 2006
Ben bonne année quand même
15 décembre 2005
Pour Noël
Voici en avant-première le menu du 24 (enfin d'ici à ce que je change d'avis...)




